Plan de reprise informatique
Un plan de reprise informatique décrit comment vos systèmes et vos données redémarrent après une panne, une cyberattaque ou un sinistre : dans quel ordre, en combien de temps, et avec quelle perte de données acceptable. Il se mesure par deux chiffres — le RTO et le RPO — et ne vaut que s'il est testé.
Voir aussi : le plan de continuité des affaires · Réserver un diagnostic de 30 minutes
Les deux chiffres qui définissent votre plan
- Le RTO, ou délai de reprise visé, est le temps maximal pendant lequel un système peut rester indisponible. Un RTO de quatre heures signifie que le service doit être rétabli en moins de quatre heures.
- Le RPO, ou perte de données admissible, est la quantité de données que vous acceptez de perdre, exprimée en temps. Un RPO d'une heure impose une sauvegarde au moins horaire.
Ces deux valeurs se fixent processus par processus, avec la direction. Elles déterminent ensuite l'architecture technique et son coût — jamais l'inverse.
Une sauvegarde n'est pas un plan de reprise
C'est la confusion la plus coûteuse. Une sauvegarde est une copie de données ; un plan de reprise est une procédure qui rétablit un service. Entre les deux, il manque tout : l'ordre de redémarrage des systèmes, les dépendances, les accès d'urgence, les personnes à joindre, et surtout la preuve que la restauration fonctionne.
Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde : c'est une hypothèse. Le test de restauration est ce qui la transforme en garantie.
Ce que contient le plan
- L'inventaire des systèmes et de leurs dépendances.
- Le RTO et le RPO fixés pour chacun.
- La procédure de bascule et l'ordre de redémarrage.
- Les accès d'urgence et les coordonnées des personnes et fournisseurs à mobiliser.
- La procédure de restauration des données, documentée pas à pas.
- Le calendrier des tests, avec un test de reprise annuel au minimum.
- Le stockage des sauvegardes : immuable, hébergé au Québec ou au Canada.
Ce dispositif complète le plan de continuité des affaires, qui traite lui des processus et des décisions.
En bref
| Délai visé | 90 jours pour le dispositif complet de continuité et de reprise |
|---|---|
| Livrables | Inventaire des systèmes, RTO et RPO, procédure de bascule, procédure de restauration, rapport de test |
| Public visé | Responsables TI et direction générale |
| Tests | Test de reprise annuel au minimum |
| Prérequis | Aucun — l'inventaire fait partie de la démarche |
| Délai de réponse | Moins de 4 heures ouvrables |
| Sauvegardes | Stockage immuable hébergé au Québec ou au Canada |
Questions fréquentes
Que signifient RTO et RPO ?
Le RTO est le délai maximal de remise en service d'un système. Le RPO est la quantité de données que vous acceptez de perdre, exprimée en temps. Le premier dicte votre architecture de reprise, le second votre fréquence de sauvegarde.
Une sauvegarde suffit-elle à tenir lieu de plan de reprise ?
Non. Une sauvegarde conserve des données ; un plan de reprise rétablit un service. Sans ordre de redémarrage, accès d'urgence et procédure de restauration testée, une sauvegarde ne garantit pas le retour à la normale.
À quelle fréquence faut-il tester la restauration ?
Au moins une fois par an, et après tout changement d'infrastructure. Le test doit porter sur une restauration réelle, pas sur la simple vérification que le fichier de sauvegarde existe. Nous livrons un test de reprise annuel mesuré, dont le résultat est documenté.
Que contient concrètement un plan de reprise informatique ?
L'inventaire des systèmes et leurs dépendances, les RTO et RPO par système, la procédure de bascule, les accès d'urgence, la procédure de restauration documentée et le calendrier des tests.
Combien de temps faut-il pour en bâtir un ?
Nous visons 90 jours pour l'ensemble du dispositif de continuité et de reprise. Le délai dépend surtout du nombre de systèmes et de la qualité de la documentation existante.
Votre dernière restauration remonte à quand ?
Trente minutes pour évaluer vos délais de reprise réels et la solidité de vos sauvegardes. Sans engagement.